The Times a pris connaissance de 250 pages de mails internes d’AEG sur la santé de Michael.
Je voulais au départ faire un résumé en français de l’article de L.A. Times d'aujourd'hui puis j'ai pensé que cela pouvait intéresser certains d’entre vous de connaître dans le détail ce qui s’est dit chez AEG autour de Michael. C’est une dernière étape, des révélations que nous attendions depuis trois ans.
http://www.latimes.com/news/local/la-me-aeg-jackson-20120902,1576185,5490088,full.storyCeux que cela n’intéresse pas , merci de ne pas critiquer !

Car j’ai fait un long travail de traduction en peu de temps...
PAGE 1/3La scène qu’il a découverte dans la suite de Michael à Londres a paniqué Randy Phillips. Phillips est un des plus grands promoteurs au monde, habitué à voir des artistes rock’n’ roll dans tous leurs états mais là, il était anéanti. « MJ est enfermé dans sa chambre, ivre et abattu » a écrit Phillips dans un mail à son boss d’Anschutz Entertainment Group, la société qui a parié une fortune sur le chanteur. « Je suis en train d’essayer de le faire dessouler ». Tim Leiweke, Président d’AEG avait aussitôt répondu : « tu te fous de moi ? ». « Je crie si fort que les murs vibrent » Phillips avait dit. « Il est dans un sale état, sans réaction, rongé par une haine de lui-même. Il doute que ce soit vraiment le moment de se montrer au public. »
L’histoire du retour fatal de MJ sur scène a été maintes fois racontée. Mais The Times détient et révèle aujourd’hui le contenu de mails confidentiels d’AEG, jusque-là ignorés. Ces mails donnent une image bien plus sombre de la relation entre un Michael Jackson fragilisé et AEG misant beaucoup sur une star imprévisible.
250 PAGES DE MAILS ECHANGES SUR MICHAEL250 pages révèlent combien les responsables d’AEG doutaient de la stabilité de Michael en préparant les concerts d’02 à Londres. Ces mails joueront certainement un rôle majeur dans les deux procès prévus l’an prochain. Les assureurs du spectacle vont demander au juge d’annuler le contrat de $17.5 M d’indemnisation au motif que AEG a fait de fausses déclarations sur la santé de Michael et sa capacité à se produire sur scène. L’autre procès a été engagé par les héritiers Jackson : ceux-ci accusent AEG d’avoir mis la pression sur l’artiste pour continuer à préparer son retour tout en sachant qu’il était trop faible.
Les avocats d’AEG réfutent toute mauvaise conduite. Les mails diffusés par The Times sont incomplets et donne une image négative du Groupe. AEG détient d’autres mails dont le contenu révèlera la véritable situation et se réserve le droit de les produire au procès.
« Si vous êtes dans le show business, vous savez que vous aurez affaire à des personnes qui ont beaucoup de problèmes... » dit l’avocat Marvin Putnam d’AEG. « Michael Jackson était un adulte. Ce serait méprisant de dire qu’il était incapable de gérer ses propres affaires. »
Michael était une megastar mais il avait derrière de nombreux investisseurs grillés et des concerts annulés. Tout çà était bien connu quand AEG a commencé à imaginer un projet avec lui à l’automne 2008. Selon les mails, même avant de rencontrer Michael, les responsables au plus haut niveau d’AEG, cherchaient une assurance pour protéger le Groupe dans l’hypothèse où les spectacles n’auraient pas lieu.
CONTEXTE DE LA NEGOCIATION DU CONTRAT SIGNE AVEC AEG EN JANVIER 2009Anschutz a invité Michael à une réunion dans une villa de Las Vegas en septembre 2008. Paul Gongaware, un cadre d’AEG qui connaissait Michael, avait envoyé un mail à ses collègues pour leur donner des conseils en stratégie. « Tenue décontractée » avait-il écrit, « car MJ n’a pas confiance dans les hommes en costumes et attendez-vous à parler de tout et de rien (fluff = frivolité) avec Mikey. »
AEG proposait une tournée mondiale qui rapporterait $132M net à la star à court d’argent selon le memo. Gongaware les met en garde : « Ce n’est pas un chiffre que MJ voudra entendre. Il pense qu’il est bien au-dessus de tout çà » Il suggère : « Parlez de grosses recettes ».
Le chanteur et AEG ont signé un contrat en janvier 2009. AEG s’engageait à financer une série de concerts à Londres O2 Arena et Michael à fournir « une performance de première classe ». Si le chanteur devait se rétracter, AEG prendrait contrôle de la société criblée de dettes du chanteur et utiliserait les revenus de ses catalogues pour rentrer dans ses fonds.
Il y en avait qui doutait au sein et à l’extérieur du Groupe. Dan Beckerman, Responsable en chef des opérations, avait envoyé à Phillips, un lien Youtube du MTV 2001 agité et lui avait demandé : « Peut-il y arriver ? ». Phillips avait répondu : « avec du temps et des répétitions ». A un autre promoteur qui s’inquiétait de la capacité de Jackson à se produire, Phillips avait aussitôt répondu par mail : « Il n’a pas le choix sinon c’est la faillite. »
Le contrat prévoyait un examen médical pour obtenir une assurance en cas d’annulation. Neuf jours après la signature, un médecin neworkais, Dr David Slavit, rendait visite à Michael à Holmby Hills. Il a conclu que Michel était en excellente santé. C’est cette attestation qu’ AEG mettra en avant dans les mois suivants comme preuve que la star était en bonne santé. On ne sait pas si l’examen était approfondi. Slavit, O.R.L. était un « spécialiste de la voix professionnelle ».. Dans son rapport, il s’étendait longuement sur les cordes vocales de Michael mais il ne disait rien des problèmes d’addiction aux médicaments bien connus. Le chanteur avait annulé au moins un spectacle pour overdose de médicament mais Slavit avait écrit que les annulations passées étaient dues « à une déshydratation et à une fatigue extrême ». Sur un questionnaire, à la question : « avez-vous déjà été soigné pour usage excessif de médicaments ou d’alcool ? », Michael avait coché « non ».